BT134 vs BT136 : une comparaison technique complète pour les concepteurs de circuits
Méta Description : Comparez les TRIAC BT134 vs BT136 pour votre conception de contrôle de puissance. Analyse détaillée des notes de courant, de la sensibilité à la grille, des performances thermiques et du guide de sélection d’application pour les ingénieurs.
Table des matières
- [Introduction : Pourquoi BT134 vs BT136 compte pour votre design] (#1-introduction)
- Différences techniques clés en un coup d’œil
- [Comparaison détaillée des paramètres] (#3-comparaison-paramètres-détaillée)
- Analyse de scénarios applicatifs
- [Considérations sur la gestion thermique et la disposition des PCB] (#5-gestion thermique)
- [Coût, Disponibilité et Facteurs de la Chaîne d’Approvisionnement] (#6-coût-disponibilité)
- [Quand utiliser BT134 vs BT136] (#7-quand-utiliser)
- FAQ
- Conclusion
1. Introduction : Pourquoi BT134 vs BT136 est important pour votre conception
Lors de la conception de circuits de contrôle d’alimentation en courant alternatif pour l’électronique grand public, les équipements industriels ou les systèmes d’éclairage, choisir le bon TRIAC est essentiel pour obtenir des performances fiables, une stabilité thermique et une efficacité des coûts. Les BT134 et BT136 sont deux TRIAC largement utilisés par les principaux fabricants de semi-conducteurs, mais ils répondent à des plages de puissance et des exigences d’application différentes.
Ce guide aide les concepteurs de circuits, les ingénieurs en électronique de puissance et les équipes d’achats à comprendre les principales différences techniques entre le BT134 et le BT136, à évaluer quel dispositif convient à des conditions de charge spécifiques et à éviter les pièges courants de conception. Que vous contrôliez un petit relais, que vous baissiez l’intensité d’une lampe ou que vous commutiez un moteur, choisir entre ces deux TRIAC impacte directement l’efficacité de votre circuit, le nombre de composants et la fiabilité à long terme de votre circuit.
Le BT134 est conçu pour des applications à courants faibles à moyens jusqu’à 4A RMS, tandis que le BT136 gère des courants plus élevés jusqu’à 4A RMS avec une meilleure capacité de courant de surtension. Comprendre leur sensibilité à la grille, les indices DV/DT et la résistance thermique aide à optimiser votre conception pour le coût, l’espace de la carte et la dissipation de la chaleur.

2. Différences techniques clés en un coup d’œil
Avant d’entrer dans les spécifications détaillées, voici une comparaison rapide des paramètres les plus critiques qui différencient le BT134 du BT136 :
| Paramètre | BT134 | BT136 | Impact sur le design |
|---|---|---|---|
| Courant RMS Max (IT(RMS)) | 4A | 4A | Les deux supportent le même courant continu |
| Courant de surtension non répétitif (ITSM) | 25A (20ms) | 25A (20ms) | Capacité similaire de gestion des surtensions |
| Courant de déclenchement de porte (IGT) | 5-15mA (typique 10mA) | 5-15mA (typique 10mA) | Sensibilité comparable à la porte |
| Classification dv/dt | 10V/μs (min) | 10V/μs (min) | Performance de commutation similaire |
| Température maximale de jonction (Tj max) | 125°C | 125°C | Même limite thermique |
| Résistance thermique (Rθ(j-a)) | 60°C/W | 60°C/W | Dissipation de chaleur similaire dans l’air libre |
| Options de forfait | TO-126, SOT-82 | TO-220, TO-220AB | BT136 offre une meilleure interface thermique |
| Plage d’application typique | Lumière atténuée, petit relais | Commande moteur, commutation de chauffage | BT136 préféré pour une densité de puissance plus élevée |
Bien que les deux TRIAC partagent des cotes électriques similaires, la principale différence réside dans leurs options de boîtier et leurs performances thermiques sous des conditions de charge soutenue. Le boîtier TO-220 du BT136 offre une capacité supérieure de dissipation thermique, ce qui le rend plus adapté aux applications continues à fort courant où la gestion thermique est cruciale.
3. Comparaison détaillée des paramètres
Caractéristiques du déclencheur de porte
Le BT134 et le BT136 ont des exigences similaires pour les déclencheurs de grille, mais comprendre les subtilités aide à optimiser la conception de votre circuit de transmission. Le courant de déclenchement de grille (IGT) varie généralement de 5 mA à 15 mA sur tous les quadrants, la plupart des dispositifs déclenchant de manière fiable à 10 mA. Cependant, la sensibilité à la grille varie en fonction de la température et du quadrant de fonctionnement.
Dans le quadrant I (tension positive, courant de grille positif) et le quadrant III (tension négative, courant de grille négatif), les deux dispositifs présentent les valeurs IGT les plus basses. Dans les quadrants II et IV, où la polarité de la grille s’oppose à la polarité de la borne principale, un courant de grille légèrement supérieur peut être nécessaire pour un déclenchement fiable. Pour les conceptions fonctionnant près de la spécification minimale du courant de grille, ajouter une marge de 10 à 20 % garantit une commutation constante entre des variations de température allant de -40°C à 125°C de la température de jonction de la grille.
La tension gate-to-MT1 (VGT) se situe généralement entre 0,7 V et 1,5 V, permettant une transmission directe depuis les sorties du microcontrôleur via une résistance limitant le courant. Pour un signal logique 5V, une résistance de 330Ω à 470Ω fournit un courant de grille suffisant tout en restant dans la limite de dissipation de puissance de la grille de 0,2W.
Blocage de tension et fuite
Les deux TRIAC sont disponibles en tensions allant de 400V à 800V, couvrant la plupart des applications de tension de ligne AC dans le monde. Pour les systèmes 120V AC, un dispositif 400V ou 600V offre une marge suffisante. Pour les systèmes 230V AC, les grades de 600V ou 800V sont recommandées pour gérer les pics de tension transitoires dus à des charges inductives ou aux surtensions induites par la foudre.
Le courant de fuite hors état (IDRM et IRRM) reste inférieur à 10 μA à la tension nominale et à la température de jonction de 25 °C, augmentant jusqu’à environ 50-100 μA à la température maximale de jonction. Cette fuite est négligeable dans la plupart des applications mais peut devenir significative dans les circuits d’entraînement à grilles à haute impédance ou dans les conceptions de veille ultra-faible consommation.
Caractéristiques sur le territoire
La chute de tension en état d’activation (VT(M)) entre les deux dispositifs est généralement de 1,2 V à 1,5 V au courant nominal, ce qui entraîne des pertes de conduction qui doivent être prises en compte dans les calculs thermiques. Pour une charge de 4A, cela correspond à environ 5 à 6W de dissipation de puissance dans le TRIAC lui-même.
La résistance en état d’activation n’est pas constante mais augmente avec le courant en raison de la physique des jonctions bipolaires de l’appareil. À des courants faibles en dessous de 1A, Vt(M) peut être autour de 0,9V, tandis qu’à des courants maximaux proches de 4A, il peut atteindre 1,5V ou plus. Cette caractéristique non linéaire affecte la linéarité plus faible et nécessite une attention particulière dans les applications de contrôle de précision.

4. Analyse de scénarios d’application
Contrôle de l’éclairage résidentiel
Pour les variateurs de lampes à incandescence et les variateurs compatibles LED, le BT134 et le BT136 fonctionnent efficacement jusqu’à une charge de 500W à 120V CA ou 1000W à 230V CA. Le choix dépend des contraintes d’espace des PCB et de la conception thermique.
Le BT134 dans le boîtier TO-126 ou SOT-82 convient aux variateurs compacts où le TRIAC est monté sur un circuit imprimé avec une surface de dissipateur thermique limitée. Ajouter un petit dissipateur à clip ou s’appuyer sur un coulage de cuivre pour la dispersion de la chaleur peut gérer la charge thermique pour les applications de gradation résidentielle typiques avec un cycle de travail de 30 à 70 %.
Le BT136 dans le boîtier TO-220 est préféré pour les variateurs muraux gérant un fonctionnement continu à pleine charge ou les installations dans des boîtiers électriques confinés avec une mauvaise ventilation. Le montage boulonné du TO-220 sur un boîtier métallique ou un dissipateur dédié offre un trajet thermique supérieur, maintenant la température de jonction bien en dessous de la limite de 125°C même dans les pires conditions.
Petit moteur et contrôle du ventilateur
Les applications de contrôle des moteurs AC, en particulier pour les ventilateurs, pompes et petits appareils, bénéficient du package robuste du BT136. Les moteurs présentent des charges inductives avec des courants d’appel élevés au démarrage, ce qui exige une bonne capacité de courant de surtension et une bonne marge thermique.
Au démarrage du moteur, le TRIAC doit supporter 3 à 5 fois le courant nominal pendant 100 à 500 ms. Bien que BT134 et BT136 puissent supporter un courant de surtension de 25A pendant un demi-cycle, les cycles de démarrage répétés accumulent une contrainte thermique. Le meilleur couplage thermique du BT136 à un dissipateur permet une dissipation plus rapide de la chaleur entre les cycles de démarrage, améliorant la fiabilité dans les applications avec des commutations fréquentes allumez-arrêt.
Les circuits de contrôle des moteurs doivent inclure un réseau de snubber (typiquement une résistance de 47-100Ω en série avec un condensateur 0,1-0,47μF) à travers le TRIAC pour supprimer les transitoires de tension générés par l’inductance du moteur. Sans un snubbing approprié, la dv/dt lors de la commutation peut dépasser la cote nominale du TRIAC, provoquant des faux déclenchements ou une défaillance du dispositif.
Commutation de chauffage et de charge résistive
Les charges résistives comme les chauffe-pains électriques, grille-pain et chauffe-eau sont l’application la plus simple pour les deux TRIAC. Sans kickback inductif ni rush capacitif, le TRIAC détecte une onde de courant sinusoïdale propre.
Pour les chauffages à puissance fixe fonctionnant à pleine conduction (commutation par croisement zéro), les BT134 et BT136 fonctionnent de manière identique. Le choix dépend uniquement de la conception thermique et du coût. Si le chauffage fonctionne peu fréquemment (contrôle thermostatique avec quelques minutes entre les cycles), même le BT134 avec un dissipateur de chaleur minimal suffit. Pour un contrôle proportionnel continu avec modulation phase-angle, le BT136 avec un dissipateur thermique approprié est le choix le plus sûr pour gérer une dissipation de puissance soutenue.
Contrôle industriel des relais et électromagnéoïdes
Lors du contrôle de relais électromagnétiques ou de solénoïdes, le TRIAC doit gérer l’inductance et les transitoires de commutation de la bobine. La plupart des relais industriels conçus pour le fonctionnement en courant alternatif présentent des charges inductives avec des facteurs de puissance compris entre 0,3 et 0,6.
Pour cette application, ajouter un varistor à oxyde métallique (MOV) sur toute la charge en plus du snubber TRIAC offre une protection robuste contre les pics de tension pouvant endommager le TRIAC ou causer des problèmes EMI. Le BT134 et le BT136 fonctionnent bien tous deux, mais le boîtier TO-220 du BT136 simplifie le montage mécanique dans les panneaux de contrôle industriels où l’espace est moins limité que dans les produits grand public.
| Type d’application | TRIAC recommandé | Considérations clés de conception |
|---|---|---|
| Gradation de lampe (< 300W) | BT134 (TO-126) | PCB compact, dissipation thermique modérée, filtrage EMI requis |
| Contrôle du ventilateur (< 100W) | BT134 (TO-126) | Snubber essentiel, marge thermique pour la surtension au démarrage |
| Chauffages résistifs | BT134 ou BT136 | Choisissez en fonction de la conception thermique, BT136 pour le contrôle de phase continue |
| Démarreurs moteur | BT136 (À-220) | Snubber robuste, protection MOV, dissipateur thermique adéquat |
| Contrôle relais/solénoïde | BT134 ou BT136 | MOV à charge transversale, isolation de porte pour l’immunité au bruit |
Après avoir sélectionné le TRIAC approprié, validez votre choix en calculant la température réelle de jonction dans les pires conditions, incluant la température ambiante maximale, le courant de charge maximal et le débit d’air minimum. Une marge de sécurité d’au moins 20°C en dessous de la limite de 125°C est recommandée pour une fiabilité à long terme.

5. Gestion thermique et considérations sur la disposition des circuits imprimés
Une conception thermique appropriée est essentielle à la fiabilité et à la longévité du TRIAC. Les BT134 et BT136 ont toutes deux des températures maximales de jonction de 125°C, mais atteindre cette limite raccourcit à plusieurs reprises la durée de vie des dispositifs. Maintenir la température des jonctions en dessous de 100°C en fonctionnement continu améliore considérablement la fiabilité.
Résistance thermique et sélection du dissipateur thermique
La résistance thermique de la jonction à la (Rθ(j-a)) dans l’air libre est d’environ 60°C/W pour les deux dispositifs sans dissipation thermique. Cela signifie que chaque watt de dissipation de puissance augmente la température de jonction de 60°C au-dessus de la température ambiante. Pour une perte de conduction typique de 5W à 4A, la température de jonction atteindrait 300°C au-dessus de la température ambiante sans dissipateur thermique, dépassant largement la valeur nominale.
Pour le BT134 dans le boîtier TO-126, monter le dispositif avec sa languette métallique contre un circuit imprimé en cuivre d’au moins 10 centimètres carrés (connecté à un plan de masse ou à un soulagement thermique) réduit Rθ(j-a) à environ 30-40°C/W. Ajouter un petit dissipateur thermique à clip réduit encore ce nombre à 15-25°C/W.
Pour le BT136 dans le boîtier TO-220, le montage boulonné sur un dissipateur thermique en aluminium extrudé avec un matériau d’interface thermique (pâte thermique ou coussin) fournit des valeurs Rθ(j-a) allant de 5°C/W à 20°C/W selon la taille du dissipateur thermique et le débit d’air. Pour les conceptions à refroidissement par air forcé, des dissipateurs compacts autour de 10°C/W suffisent pour un fonctionnement en 4A.
Calculez la résistance thermique requise du dissipateur thermique en utilisant : Rθ(h-a) = (Tj(max) - Ta(max) - Rθ(j-c) × P) / P, où Tj(max) est la température maximale de jonction cible (recommandée 100°C), Ta(max) est la température ambiante maximale, Rθ(j-c) est la résistance thermique jonction-cas (typiquement 1,5-3°C/W pour les TRIAC), et P est la dissipation de puissance.
Meilleures pratiques pour la disposition des PCB
Placez le TRIAC près du circuit d’entraînement de la grille pour minimiser l’inductance des traces, ce qui peut provoquer des pics de tension lors de transitions de commutation rapides. Garde les traces de pilotage de porte courtes et achemine-les loin des nœuds à haute puissance de dv/dt pour éviter un couplage capacitif qui pourrait provoquer un faux déclenchement.
Utilisez de larges pistes PCB pour le chemin principal du courant à travers les bornes MT1 et MT2. Pour un courant continu de 4A, une largeur minimale de piste de 2 mm (pour 1 oz de cuivre) est recommandée, mais 3-4 mm offre une meilleure performance thermique et une meilleure marge de chute de tension. Si possible, utilisez des couches de cuivre supérieure et inférieure reliées par plusieurs vias pour mieux distribuer la chaleur.
Placez le réseau de snubber physiquement près des terminaux TRIAC pour minimiser la zone de boucle. La fonction principale du snubber est de limiter la dv/dt lors de la commutation, et son efficacité diminue avec l’augmentation de l’inductance du plomb. Les composants snubber montés en surface placés à moins de 5 à 10 mm des bornes TRIAC offrent des performances optimales.
Pour des conceptions à haute fiabilité, ajoutez des via thermiques sous le tampon de montage du TRIAC pour conduire la chaleur dans les couches internes de cuivre ou vers un coulage de cuivre au fond. Une grille de 8 à 12 vias thermiques (0,3 mm de diamètre) améliore considérablement la propagation de la chaleur dans le circuit imprimé.

6. Coût, disponibilité et facteurs de la chaîne d’approvisionnement
D’un point de vue approvisionnement, les BT134 et BT136 sont des composants matures et largement disponibles, fournis par plusieurs fabricants, dont STMicroelectronics, NXP, WeEn Semiconductors, et d’autres. Cette disponibilité multi-sources réduit le risque de la chaîne d’approvisionnement par rapport aux alternatives à source unique.
Comparaison des prix
En quantité volumine (10 000+ unités), le BT134 dans le pack TO-126 coûte généralement 0,08 à 0,15 $ l’unité, tandis que le BT136 en package TO-220 varie de 0,12 $ à 0,20 $ par unité. La différence de prix reflète la taille plus grande de la puce et le coût du pack de la variante TO-220.
Pour les produits grand public sensibles au coût où les exigences thermiques permettent l’utilisation de BT134, l’économie de 20 à 30 % par unité se multiplie considérablement sur les volumes de production. Cependant, si un dissipateur thermique insuffisant provoque des défaillances sur le terrain, le coût des retours et des réclamations de garantie dépasse largement les économies initiales sur les composants.
Délais d’exécution et considérations d’inventaire
Les deux TRIAC sont stockés par de grands distributeurs tels que Digi-Key, Mouser, Arrow et Avnet, avec des délais inférieurs à 2 semaines pour les tensions standards. Les variantes à haute tension (800V) ou les options spécifiques de boîtiers peuvent avoir des délais de livraison plus longs, de 8 à 12 semaines, nécessitant une planification préalable des calendriers de production.
Lorsque vous concevez pour la fabricabilité, envisagez de spécifier plusieurs fabricants approuvés dans votre MAP afin de permettre la substitution des composants sans refonte. Le BT134 et le BT136 possèdent tous deux des brochages standards de l’industrie, ce qui facilite le croisement tant que le dispositif de remplacement respecte ou dépasse toutes les spécifications électriques.
Atténuation des risques de contrefaçon
Les TRIAC sont malheureusement des cibles fréquentes pour les composants contrefaits dans la chaîne d’approvisionnement. Toujours vous approvisionner auprès de distributeurs autorisés ou directement auprès de chaînes franchisées par les fabricants. Les indicateurs clés des pièces authentiques incluent des marquages de colis appropriés, des codes de date cohérents et le respect des spécifications de la fiche technique lors des essais d’inspection entrants.
Pour les applications critiques, envisagez de mettre en place des procédures d’inspection entrante qui vérifient au minimum la tension de blocage directe, le courant de déclenchement de la grille et la chute de tension en état marche. Ces paramètres sont difficiles à reproduire avec précision pour les faussaires et servent de tests de dépistage efficaces.
7. Quand utiliser BT134 vs BT136
Après avoir examiné les spécifications techniques et les scénarios applicatifs, la décision entre BT134 et BT136 se résume à la gestion thermique, à l’espace de la carte et à l’optimisation des coûts.
Choisissez BT134 lorsque votre application remplit ces conditions : conception montée sur PCB avec contraintes d’espace, courant de charge moyen inférieur à 2-3A continu, surface de cuivre suffisante pour la dispersion thermique disponible, événements rares à courant élevé avec un temps de refroidissement suffisant entre les cycles, et optimisation des coûts est un objectif principal de conception.
Choisissez BT136 lorsque votre application nécessite : un fonctionnement continu à ou près de 4A en courant, un montage boulonné sur un dissipateur ou un boîtier externe, une marge thermique améliorée pour des environnements à haute fiabilité ou haute température, un assemblage mécanique simplifié dans les panneaux de contrôle industriels, et lorsque le coût supplémentaire est justifié par une réduction du stress thermique et une fiabilité à long terme améliorée.
Dans les cas où les calculs thermiques montrent des performances limites avec le BT134, choisir le BT136 offre une marge de conception qui améliore la fiabilité sans nécessiter de refonte du PCB ni de composants de dissipation thermique supplémentaires. Cette approche prudente s’avère souvent plus rentable sur le cycle de vie du produit en tenant compte des taux de défaillance sur le terrain et des coûts de garantie.
Pour les nouvelles conceptions, prototypez les deux options en cas d’incertitude, et mesurez la température réelle de jonction à l’aide d’imagerie thermique ou de mesures thermocouples dans les pires conditions de charge. La performance thermique réelle s’écarte souvent des calculs théoriques en raison des schémas d’écoulement d’air, des effets de l’enceinte et de la proximité d’autres composants générateurs de chaleur.

8. FAQ
Quelle est la principale différence entre BT134 et BT136 ?
La principale différence réside dans les options de boîtier et les performances thermiques. Le BT134 est généralement disponible en boîtiers TO-126 et SOT-82 pour le montage sur circuit imprimé, tandis que le BT136 est proposé en boîtier TO-220 avec une capacité supérieure de dissipation thermique. Les deux partagent des capacités électriques similaires (courant RMS de 4A, surtension de 25A), mais le boîtier TO-220 du BT136 permet un montage boulonné sur des dissipateurs thermiques, ce qui le rend mieux adapté aux applications à courant élevé et soutenu. Le choix dépend de votre stratégie de gestion thermique et de l’espace disponible sur la carte.
Puis-je remplacer le BT134 par le BT136 dans un design existant ?
Oui, mais avec des considérations mécaniques. Électriquement, le BT136 répond ou dépasse les spécifications du BT134, ce qui en fait une amélioration viable pour améliorer les performances thermiques. Cependant, le boîtier TO-220 présente des exigences d’empreinte et de montage différentes de celles du TO-126 ou du SOT-82. Vous devrez modifier la disposition du PCB et potentiellement ajouter des dispositifs de montage pour dissipateur. Vérifiez la compatibilité des circuits de commande de grille et assurez-vous que la capacité de porte plus élevée du BT136 n’affecte pas le calage de commutation dans votre application.
Comment calculer le dissipateur thermique requis pour le BT136 ?
Utilisez la formule de résistance thermique : Rθ(h-a) = (Tj(max) - Ta(max)) / P - Rθ(j-c), où Tj(max) est la température de jonction cible (recommandée 100°C pour la fiabilité), Ta(max) est la température ambiante maximale, P est la dissipation de puissance (approximativement VT(M) × IT(RMS)), et Rθ(j-c) est la résistance thermique jonction à cas (typiquement 3°C/W). Par exemple, dissiper 6W avec une température ambiante de 50°C et une température cible de jonction de 100°C nécessite une résistance thermique du dissipateur thermique d’environ 5,3°C/W ou moins.
Ai-je besoin d’un réseau snubber avec BT134 ou BT136 ?
Pour les charges inductives comme les moteurs, ventilateurs, transformateurs et bobines solénoïdales, un réseau de snubber est essentiel pour éviter les fausses déclencheurs et prolonger la durée de vie du TRIAC. Les valeurs typiques sont une résistance en série de 47-100Ω avec un condensateur de 0,1 à 0,47 μF homologué pour la tension de ligne AC, connecté entre MT1 et MT2. Pour les charges purement résistives comme les chauffages et les lampes à incandescence, les snubbers sont optionnels mais recommandés pour améliorer les performances EMI et l’immunité au bruit. Les charges LED et CFL peuvent nécessiter des valeurs de snubber spécialisées en raison de leurs caractéristiques non linéaires.
Qu’est-ce qui cause la défaillance des TRIAC dans les applications de commutation AC ?
Les modes de défaillance courants incluent : dépasser la température maximale de jonction en raison d’un dissipateur thermique insuffisant, déclenchement dv/dt par des transitoires de tension rapide sans snubbing approprié, rupture de surtension due à des pics transitoires dépassant la tension nominale, dommages à surcharge par charges soutenues au-delà de la valeur IT(RMS) ou surtensions dépassant l’ITSM, ainsi que surtension ou surcourant de porte due à des circuits d’entraînement inappropriés. La plupart des défaillances sont évitables grâce à une conception thermique appropriée, une réduction adéquate de la tension (utilisez un dispositif 600V pour 230V CA), des réseaux de snubber robustes et une limitation du courant de grille.
Les BT134 et BT136 sont-ils adaptés aux applications de gradation LED ?
Ces TRIAC fonctionnent avec de nombreux pilotes LED dimmables, mais la compatibilité varie selon la conception des pilotes LED. Pour l’atténuation en phase avant, les deux TRIAC fonctionnent bien avec des charges supérieures à leur courant de maintien minimum (généralement 25-50 mA). Certains transducteurs LED présentent des charges complexes avec un fort afflux capacitif ou un faible facteur de puissance qui peuvent provoquer un scintillement ou une plage de gradation limitée. Testez la compatibilité avec votre pilote LED spécifique et prenez en compte les exigences de charge minimale — de nombreux gradateurs TRIAC nécessitent une charge minimale de 20 à 40W pour un fonctionnement stable.
Comment la température affecte-t-elle la sensibilité de la porte TRIAC ?
Le courant de déclenchement de grille (IGT) diminue avec l’augmentation de la température de jonction, ce qui fait que les TRIAC deviennent plus sensibles lorsqu’ils sont chauds. À -40°C, l’IGT peut atteindre la spécification maximale de la fiche technique (15 mA), tandis qu’à 125°C elle descend vers des valeurs minimales (5 mA ou moins). Concevez votre circuit de commande de grille pour offrir une marge de courant suffisante à basse température tout en restant dans la dissipation maximale de puissance de la grille à haute température. Une résistance de grille de 330 à 470Ω de logique 5V fournit généralement un déclenchement fiable sur toute la plage de températures.
Quelles sont les meilleures alternatives si le BT134 ou le BT136 est en rupture de stock ?
Les alternatives compatibles aux broches incluent : la série Z0103 (STMicroélectronique), la série MAC97A (ON Semi-conducteur), les séries T405 et T410 (STMicroélectronique), la série BTA pour des exigences de courant plus élevées, et la série BCR pour les applications à portes sensibles nécessitant un courant de déclenchement plus faible. Vérifiez toujours que le dispositif de remplacement respecte ou dépasse vos spécifications initiales en termes de tension, de courant, de sensibilité à la porte et de valeur DV/DT. Vérifiez attentivement les dimensions du paquet, car il existe de légères variations entre les fabricants.

9. Conclusion
Le choix entre le BT134 et le BT136 dépend vraiment des performances thermiques, du coût et de l’espace de la carte mère. Les deux traitent la 4 A de manière fiable et ont des spécifications similaires, mais le pack fait la différence. Optez pour le BT134 (TO-126) si vous construisez des équipements grand public compacts et sensibles au coût avec une chaleur modérée. Choisissez le BT136 (TO-220) pour des applications industrielles, des entraînements de moteurs, ou tout ce qui fonctionne en continu à fort courant — il dissipe bien mieux la chaleur et dure plus longtemps.
Avant de vous engager, faites le calcul : calculez la température de jonction dans les pires conditions possibles — ambiance maximale, charge maximale et débit d’air minimal. Ensuite, vérifiez avec de vraies mesures thermiques sur un prototype. Ce petit pas vous évite de mauvaises surprises sur le terrain. Pour des analyses plus approfondies, consultez les fiches techniques et les notes de l’application. Si votre conception est complexe — entraînement de portail, simulation thermique, etc. — notre équipe FAE sera ravie de vous aider. Demandez.